3 Raisons qui incitent les parents à faire travailler leurs enfants dans les plantations de cacao.










Dans la magnifique ville de Soubré en Côte d'Ivoire, derrière le charme pittoresque se cache une réalité déchirante : le travail des enfants. Malgré les avancées législatives et les appels internationaux à l'action, cette pratique persiste, privant des enfants de leur enfance et de leurs droits fondamentaux. Il est temps de regarder de près cette situation et de prendre des mesures concrètes pour mettre fin à ce fléau

Depuis longtemps, cette pratique subsiste à Soubré : Les parents contraignent les enfants à labourer les champs malgré la conscience que l'école est leur lieu. Bien que l'UNICEF, grâce à l’appui financier de l’Union Européenne et la Suisse, s’engage pour le bien-être des enfants de la NAWA, certains parents continuent d’encourager cette pratique. D’ailleurs, voici 3 raisons qui les motivent :



1/ Lutte contre le chômage 

« En tant que jeunes U-Report, nous avons eu l'occasion de discuter avec certains parents de la région de Soubré. Ils nous ont exprimé leur opinion selon laquelle, en envoyant leurs enfants à l'école, ces derniers obtiendraient simplement des diplômes pour ensuite se retrouver au chômage, alors qu'en travaillant dans les plantations, l'avenir de leurs enfants serait plus assuré » , c’est d’ailleurs ce que m’a confiée Myriam de la communauté U-Report de Soubré. 

L'idée exprimée ici est que certains parents préfèrent encourager leurs enfants à travailler dans les champs ou les plantations au lieu de les envoyer à l'école. Ils font cela parce qu'ils croient que si leurs enfants obtiennent des diplômes et poursuivent des études, ils pourraient finir par être au chômage, c'est-à-dire qu'ils ne trouveraient pas de travail stable ou rémunéré. Ainsi, en les engageant dans le travail agricole, les parents espèrent offrir à leurs enfants une source de revenu plus stable et réduire ainsi le risque de chômage à l'avenir 

2/ Tradition

 « Tel un héritage sacré, les travaux champêtres sont le précieux legs que nos ancêtres nous ont confié, et il incombe à chacun de nous de le préserver avec zèle, de le transmettre intact à nos enfants, pour qu'eux-mêmes puissent, dans la continuité de cette noble tradition, en perpétuer la grandeur aux générations futures » , c’est également ce que m’a révélé Mr. Hien de Soubré. 

Selon les parents, le travail des enfants dans les champs est une tradition précieuse qui a été transmise de génération en génération. Nous avons la responsabilité de la perpétuer en la transmettant à nos propres enfants, afin qu'eux aussi respectent cette tradition et la préservent pour les générations futures. Dans ces paroles 

3/ Pauvreté 

La pauvreté pousse de nombreux parents à prendre des décisions difficiles. Incapables de financer l'éducation de leurs enfants et d'acquérir les fournitures scolaires essentielles, certains se voient contraints de les envoyer travailler aux champs. Cette triste réalité résulte de l'absence de ressources financières nécessaires pour garantir un avenir meilleur à leurs enfants. Dans ces circonstances, la machette devient l'unique outil de survie pour ces jeunes travailleurs. Cette situation reflète le désespoir de familles qui luttent pour subvenir à leurs besoins les plus élémentaires. Il est impératif de sensibiliser et de travailler à l'éradication de cette forme de travail infantile, offrant ainsi aux enfants une chance d'accéder à une éducation et à un avenir prometteur.


La lutte contre le travail des enfants à Soubré exige une approche multidimensionnelle. Les efforts conjoints des autorités locales, des ONG et de la société civile sont essentiels pour sensibiliser, éduquer et protéger les enfants vulnérables de Soubré. Les programmes de sensibilisation doivent informer les parents sur les avantages de l'éducation et les risques du travail précoce. En investissant dans des infrastructures éducatives accessibles et en renforçant les mesures légales, nous pouvons progresser vers un avenir où chaque enfant de Soubré peut grandir sans être entravé par le fardeau du travail précoce, car la place de nos enfants c’est à l’école.

 Chers lecteurs, votre contribution compte ! 

Ensemble, en éduquant et en agissant, nous pouvons mettre fin au travail des enfants à Soubré et offrir à ces jeunes la possibilité d'une vie meilleure.

#JeunesBlogueursCi

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